Archive #182: ATELIER URBAPLAN 1/2

Photo prise durant l'atelier   Crédit: Urbaplan

Photo prise durant l'atelier

Crédit: Urbaplan

25.04.2017 — Atelier organisé par Urbaplan pour le nouveau quartier Grosselin

Cet atelier participatif organisé par Urbaplan a eu pour but de traiter les thématiques de mobilité et d’espace public dans le futur quartier Grosselin. Les participants ont été répartis en 4 groupes, afin de réfléchir, à partir d’une esquisse, sur l’agencement du quartier.


L’idée principale qui est en ressortie est que, pour que le quartier puisse vivre, il faut superposer différentes trames d’espaces. Ainsi, de manière hiérarchique, les participants ont proposé: un parc -> des placettes -> des rues -> des promenades (autour de la Drize) -> des traverses -> des jardins clos.
Il a semblé important pour l’ensemble des groupes d’organiser le quartier de la même manière que la ville adjacente de Carouge, c’est-à-dire avec des frontages animés qui donnent directement sur la rue et une arrière-cour plus calme et intime. Le quartier deviendrait alors un miroir de Carouge.

La question du coeur de quartier a, quant à elle, provoqué un vif débat dans les différents groupes. Alors que certains ont été partisans pour la planification d’un coeur de quartier centrifuge, symbolisé par une place publique qui serait, en quelque sorte l’âme du quartier; d’autres ont plutôt proposé que les espaces collectifs soient répartis de manière équitable au sein du quartier et qu’ils forment ainsi une constellation.

Un autre questionnement qui est ressorti est celui des communs. L’une des idées proposées serait de créer des espaces qui ne soient ni privé ni public, mais qui appartiennent à tous ceux qui les utilisent (et donc les traversent). Pour cela, il est important de laisser de la place à l’inattendu et de ne pas projeter l’ensemble des espaces, mais de laisser les initiatives habitantes se les réapproprier.
La matérialité de ces espaces-ci a semblé être aussi un enjeu important pour l’ensemble des groupes. L’un d’entre eux a souligné le fait qu’il faut, dès le début du projet, porter une attention particulière à la qualité des revêtements et faire en sorte que l’espace soit lisible. Un autre a proposé que les promenades soient séquencées par le végétal et le minéral. Finalement, tous se sont accordés sur le fait que les abords de la Drize doivent être particulièrement soignés et que celle-ci peut même devenir, à terme, l’emblème du quartier.

En terme de mobilité, les groupes proposent que le piéton soit prioritaire au sein de quartier. Cela se traduit par le fait que l’ensemble des rues principales soit mis en zones de rencontres, que le quartier devienne un pôle de transports publics et que « les portes d’entrée » du quartier soient particulièrement soignées. L’un des participant a, par ailleurs, souligné l’importance de porter une attention réfléchie à l’actuel rond point Viber-Grosselin.

Finalement, deux groupes ont mentionné l’importance de chercher un point d’ancrage pour commencer à dessiner l’espace. Les deux proposent de se rattacher aux anciens rails et wagons de la zone, afin de garder un souvenir du caractère industriel.