Archive#164: UN ESPACE DE VIE POUR LES TOMATES COMME POUR LES ECUREUILS

Plante qui perce le béton et s'accroche à la grille... Il faut les laisser pousser ! Et faire pousser d'autres choses, beaucoup d'autres choses, à regarder, à cueillir, à manger. Diversifier ce qu'on trouve dans l'espace qu'on traverse pour avoir une bonne raison de s'y arrêter.

Plante qui perce le béton et s'accroche à la grille... Il faut les laisser pousser ! Et faire pousser d'autres choses, beaucoup d'autres choses, à regarder, à cueillir, à manger. Diversifier ce qu'on trouve dans l'espace qu'on traverse pour avoir une bonne raison de s'y arrêter.

16.09.2017 — Lisa

Encore plus de place pour tout le monde et tous les usages. Pas nécessairement de règles imposées qui disent qui doit être où. Les vélos sur les trottoirs, plus de feux rouges... En regardant autour de soi et en respectant les plus fragiles, tout se passe très bien.

Le chemin de l'école à Paris, quartier du Sentier. Je passe par des rues, ni petites ni grandes, la taille moyenne lorsqu'on est pas sur les grands boulevards, ni dans les ruelles. Tout change à chaque coin. Surtout, il faut faire attention, enfant, à tous les chariots de carton qui peuplent l'espace. Alors on slalome, on jongle, on esquive. Si je rentre avec mon petit frère, je lui tiens la main. Il y a aussi les voitures à éviter. Je ne fais pas très attention à la végétation. Je ne m'en souviens pas vraiment, un grand arbre sur une place, si, maintenant que j'y pense; mais pas d'alignement il me semble; ni d'herbe.
Des pigeons, leur roucoulement nous accompagne. Les vitrines, beaucoup de verre, les mannequins des grossistes qui nous tournent le dos.
Des couleurs, surtout la pierre de taille parisienne et les balcons en fer forgé, presque noir et blanc, jaune et blanc. Les trottoirs sont plutôt gris aussi. C'est le mouvement des gens, la valse des chariots et des vitrines qui donnent un sentiment d'espace bigarré.